Les 16 types de personnalité selon le MBTI : comprendre, nuancer, dépasser
Depuis plusieurs décennies, les modèles de personnalité occupent une place centrale dans les pratiques de développement des compétences humaines. Dans un monde professionnel marqué par la complexité, l’incertitude et la nécessité d’une collaboration accrue, comprendre les différences individuelles n’est plus un luxe, mais un levier stratégique.
Parmi ces modèles, le Myers-Briggs Type Indicator (MBTI) s’est imposé comme une référence incontournable. Sa diffusion massive dans les entreprises, les écoles et les dispositifs de coaching témoigne de son utilité : il fournit un langage commun pour parler des différences, sans jugement ni hiérarchie de valeur. Toutefois, à mesure que les enjeux de performance durable, d’engagement et de transformation s’intensifient, les limites du MBTI apparaissent plus clairement. Cela invite non pas à le rejeter, mais à le dépasser intelligemment.
1. Le MBTI : un cadre structurant pour penser les différences humaines
Le MBTI repose sur une idée fondatrice : chaque individu possède des préférences naturelles dans la manière de percevoir l’information et de prendre des décisions. Ces préférences s’organisent autour de quatre axes complémentaires :
- Extraversion (E) / Introversion (I)
- Sensation (S) / Intuition (N)
- Pensée (T) / Sentiment (F)
- Jugement (J) / Perception (P)
La combinaison de ces préférences aboutit à 16 types, qui décrivent des styles de fonctionnement et non des niveaux de compétence. Cette nuance est essentielle : le MBTI ne mesure ni l’intelligence, ni la performance, ni le potentiel. Il éclaire le comment — comment une personne aborde le monde, communique, décide et s’organise.
Dans les organisations, ce cadre s’est révélé particulièrement utile pour :
- réduire les incompréhensions relationnelles,
- valoriser la diversité des profils,
- améliorer la coopération et la communication,
- initier un travail de connaissance de soi accessible et non stigmatisant.
2. La dynamique du MBTI : un fonctionnement interne qui se déploie dans le temps
Contrairement à une idée reçue, le MBTI ne décrit pas une personnalité figée. Il repose sur la notion de dynamique des fonctions cognitives, issue de la psychologie jungienne.
Pour le comprendre simplement, le MBTI fonctionne comme un système de pilotage interne. Chaque individu dispose de plusieurs façons possibles de percevoir et de juger le monde, mais celles-ci ne sont pas activées avec la même facilité.
- La fonction dominante est le mode automatique : elle structure la majorité des comportements et demande peu d’effort.
- La fonction auxiliaire joue un rôle d’équilibre et de soutien.
- Les fonctions tertiaire et inférieure sont moins accessibles et peuvent émerger dans des contextes particuliers, notamment sous stress.
Un point clé mérite d’être rappelé avec force :
👉 le type MBTI de base ne change pas.
Ce qui évolue, ce n’est pas le profil, mais la capacité à mobiliser d’autres fonctions. Avec l’expérience, les responsabilités et la maturité, un individu élargit sa palette de réponses comportementales. Deux personnes ayant le même type MBTI peuvent donc agir très différemment, non parce qu’elles ont changé de type, mais parce que leur dynamique interne n’est pas activée de la même manière.
3. Un succès massif… qui révèle aussi des limites
L’adoption du MBTI à grande échelle est indéniable. Des dizaines de millions de personnes l’ont passé, et une majorité des grandes entreprises y ont recours, notamment aux États-Unis. Ce succès s’explique par sa simplicité, sa lisibilité et son approche non jugeante.
Mais cette diffusion massive met aussi en lumière plusieurs limites structurelles.
Le biais du déclaratif
Le MBTI repose sur des questionnaires d’auto-évaluation. Or, les réponses sont influencées par des biais cognitifs majeurs : désirabilité sociale, projection, contexte émotionnel, rôle professionnel occupé. L’individu ne répond pas toujours à partir de ce qu’il est, mais de ce qu’il pense devoir être.
Une lecture du « comment », pas du « pourquoi »
Le MBTI décrit comment une personne fonctionne, mais il ne dit pas pourquoi elle s’engage, persévère ou se désengage. Or, dans les enjeux actuels de soft skills, la question du sens, de la motivation et de l’énergie mobilisable est centrale.
Une granularité limitée
Avec 16 profils, le MBTI propose une vision globale mais parfois insuffisante pour accompagner finement :
- le développement du leadership,
- la gestion du stress,
- l’alignement entre individu et environnement,
- ou les transformations profondes des organisations.
Ces limites ne disqualifient pas le MBTI ; elles indiquent simplement qu’il ne peut pas être un outil unique.
4. Pourquoi les soft skills exigent aujourd’hui une approche plus fine
Les soft skills ne se réduisent plus à des traits de personnalité. Elles engagent :
- la capacité à s’adapter,
- la gestion de l’énergie,
- la prise de décision en situation complexe,
- la relation au sens et à la motivation,
- la régulation émotionnelle et corporelle.
Autrement dit, elles ne relèvent pas uniquement du cognitif conscient, mais aussi de mécanismes neuro-corporels plus profonds. Continuer à les analyser uniquement à travers des questionnaires déclaratifs revient à n’observer qu’une partie du système.
5. La méthode Capsule : une rupture méthodologique
C’est précisément dans cet espace que s’inscrit la méthode Capsule. Elle ne cherche pas à remplacer le MBTI, mais à dépasser ses limites structurelles.
Du déclaratif au testing corporel
La particularité majeure de Capsule réside dans le testing corporel. Des pressions spécifiques sont exercées sur le corps, et la résistance observée permet d’identifier quelles zones du cerveau sont prioritairement sollicitées.
Le corps devient ainsi un outil de lecture directe du fonctionnement cérébral, sans passer par le filtre du discours conscient. Cette approche permet de :
- réduire fortement les biais cognitifs,
- accéder à des informations plus stables,
- observer le fonctionnement réel plutôt que perçu.
Intégrer les motivations profondes
Là où le MBTI éclaire le comment, Capsule intègre le pourquoi. Elle identifie les motivations profondes qui conditionnent l’engagement, l’énergie et la persévérance. Cette dimension est déterminante pour comprendre les écarts entre potentiel et performance.
Un panel étendue : 192 profils
En combinant le testing neuro-corporel, les dominantes cérébrales et les dynamiques motivationnelles, Capsule permet d’atteindre jusqu’à 192 profils distincts. Cette finesse évite les effets d’étiquetage et permet une analyse véritablement individualisée.
Un accompagnement dans le temps
Enfin, Capsule ne s’arrête pas au diagnostic. La méthode s’inscrit dans des parcours structurés mêlant capsules visio, coaching et formations par niveaux. L’objectif n’est pas la compréhension ponctuelle, mais l’ancrage durable des apprentissages et la transformation réelle des comportements.
Pour conclure le MBTI demeure un outil fondateur pour comprendre les préférences de fonctionnement et instaurer un dialogue constructif autour des différences humaines. Mais face aux enjeux actuels des soft skills (engagement, adaptabilité, performance durable) il montre ses limites.
La méthode Capsule s’inscrit comme une évolution nécessaire : plus objective, plus fine, plus incarnée. En reliant corps, cerveau, motivation et accompagnement dans le temps, elle permet de passer d’une logique de typologie à une logique de transformation humaine durable.
Jessica MORISSET










